L’industrie du sport en Chine

Avec l’appui du gouvernement et de quelques conglomérats, l’industrie sportive chinoise commence à prendre son envol.

Wanda Group, Commerce Groupe, Alibaba, … De plus en plus de conglomérats chinois décident d’investir dans l’industrie du sport. Les revenus des classes moyennes ont augmenté leur permettant d’avoir plus de budgets pour les loisirs, tels que le sport, un secteur porteur de croissance. Le fond d’investissement China eCapital a publié un rapport en mai 2016 indiquant que le secteur aura un rythme de croissance de 20 % par an, pour les dix ans à venir. En tout cas, selon le rapport, la branche professionnelle connaîtra une hausse de 20 % contre 12% par an pour le secteur amateur. Le secteur sportif permet d’engendrer près de 3.500 milliards de gains d’yuans en 2025. Cette croissance est le résultat d’une stratégie sportive et de l’implication du gouvernement convaincu des potentiels que promet le secteur.

Une vraie ambition politique

L’industrie du sport intègre le programme du développement économique de la Chine. Le gouvernement estime que ce secteur doit valoir près de 3 000 milliards de yen (400 millions d’euros) d’ici 2020, permettant un PIB de 1 à 4 % par rapport à 0.7% de 2015. Le secteur doit peser jusqu’à 5 000 milliards d’yuans (700 millions d’euros) en 2025. Cette croissance se base sur les services en rapport avec le sport qui occupe près de 30 % du marché. Le gouvernement envisage d’enlever tous les éléments qui peuvent entraver le développement de cette industrie en pleine croissance. Il incite même le secteur privé à y investir. Selon le gouvernement, la Chine doit avoir plus de 600 000 terrains d’ici 2025 pour qu’elle puisse intégrer le rang des nations du football, sans compter qu’elle envisage d’accueillir la coupe du Monde en 2030.

Les investisseurs privés ont d’ailleurs compléter les fonds publics et cela englobe différents secteurs, comme l’infratructure, l’évenementiel, les produits et service, permettant de développer le secteur sportif.

Achat de clubs étrangers

China eCapital estime que cette pratique apporterait plus de redevenus, du fait qu’elle génère des droits de diffusion et de rediffusion des évènements sportifs. L’institution l’évalue à plusieurs milliers de dollars. Wanda Group s’est offert la Suisse Infront Sport & Media en 2015, qui est le leader des diffusions de la FIFA. Le groupe projette même de devenir le leader dans le marketing sportif. Le groupe a également investi dans certains clubs tels qu’Atletico Madrid. Il détient près de 20 % des parts du club en janvier 2016. Le groupe a investi deux milliards de dollars dans les clubs étrangers. D’autres groupes ont également fait comme Wanda Group. La nouvelle filiale d’Alibaba, Alisport est devenu le partenaire de National Football League afin de pouvoir profiter des diffusion de leur match en Chine. Sunig Commerce Group, le géant de l’électroménager et de matériel électrique a également investit dans Inter Milan, il dispose actuellement de près de 70 % du club, alors que le groupe dispose déjà d’un important contrôle dans la Super League Chinoise.

Investissement dans les équipements grand public

Alors que le gouvernement investit déjà dans les infrastructures sportifs, les géants comment Allibaba, par l’intérmidiaire de Kaisa group continue également à mettre en place un fonds d’investissement. En 2016, le groupe réuni près de 10 000 milliards de yuans pour construire plusieurs infrastructures intelligentes. Alisport dispose également d’un fond de 10 milliards de dollars pour l’ouverture de plusieurs centres sportifs.